Les lumières de la scène ont frappé fort mardi au siège de la NASA. Jared Isaacman était là. L’administrateur, pas un astronaute cette fois, bien qu’il ait cette expérience. Il a dévoilé la prochaine étape vers une résidence permanente sur la Lune. Pas la semaine prochaine. Les années 2030 encore. Mais les choses tournent.

Il ne s’agit plus seulement de parler.

Isaacman a promis la confiance. But. Le genre que seule la NASA peut rassembler. Et nous ne faisons que commencer, a-t-il déclaré. C’est une réplique qui sonne mieux sur scène que dans un communiqué de presse.

Cette approche est bruyante. Volontaire. On est bien loin des obscurs mémos bureaucratiques des années passées. La NASA veut que le public regarde. Il veut que le secteur privé sache qui prend les devants. Et il distribue des chèques pour le prouver.

Bezos prend les devants

La grande nouvelle ? Blue Origin de Jeff Bezos est soudainement partout.

Pendant des années, tout le monde pensait que SpaceX et Elon Musk domineraient le paysage lunaire. Starship était le champion présumé. Ensuite, Starship a retardé. Le vaisseau a trébuché. Désormais, l’atterrisseur Mark 1 de Blue Origin transporte du matériel scientifique vers le pôle sud de la Lune. Le site prévu pour le futur avant-poste.

Blue Origin ne fait pas que du fret.

Son atterrisseur d’équipage Mark 2 est sur la table pour Artemis IV en 2028. C’est la mission qui envoie des astronautes rester. SpaceX a toujours une variante de Starship dans le mix, bien sûr. Mais l’incertitude s’est accrue. Qui remportera le contrat reste flou. La course est différente maintenant.

Nous essayons de rester humbles. Les choses s’annoncent bien.

John Couluris de Blue Origin connaît les enjeux. Leur Mark 1 atterrit dans le cratère Shackleton cet automne. Une démo technique pour la NASA, intitulée “Moon Base I”. Il transporte un système de caméra 3D et des réseaux laser. Il vérifie le sol. Si cela fonctionne, le Mark 2 destiné aux astronautes recevra un énorme vote de confiance. Après tout, les pièces sont identiques.

Rovers et délais

La Maison Blanche a poussé plus fort en décembre dernier. Un décret de l’administration Trump exigeait un atterrissage en équipage d’ici 2028 et un avant-poste lunaire par 20 bases nucléaires. Ce détail nucléaire compte. Cela implique une échelle.

Pour y parvenir, la NASA a remis 200 millions de dollars chacune à deux sociétés : Astrolab en Californie et Lunar Outpost au Colorado.

Ils construisent des rovers. Véhicules tout-terrain lunaires (LTV) pour les missions Artemis. Alimenté par l’énergie solaire. 10 kilomètres à l’heure. Portée de 200 kilomètres. Autonome. Robert Pickle dirige le programme LTV. Il espère piloter les deux véhicules. Un à repérer avant Artemis IV. Peut-être un après. Blue Origin les déposera.

C’est la ruée.

Artémis III l’année prochaine ? Aucun astronaute n’a encore atterri. Juste un vol d’essai. Vérification de l’orbite à enjeux élevés pour l’atterrisseur qui gagnera la confiance. Les quatre astronautes seront nommés le 9 juin à Houston. L’horloge tourne.

La vague continue

Cela ne s’arrête pas à Blue Origin.

La NASA a également présenté «Moon Base II» et «Moon Base III». Lancement plus tard cette année. Une autre augmentation de fret. L’atterrisseur Griffin d’Astrobotic apporte un rover Astrolab, appelé FLIP. Ensuite, Intuitive Machines envoie son atterrisseur Nova-C. Il porte le Lunar Vertex de Johns Hopkins. J’étudie ces étranges points lumineux. Tourbillons lunaires. Lieux protégés des radiations. Peut-être bien pour s’abriter.

Pourquoi faisons-nous cela ?

Nous expérimentons les éléments dont nous avons besoin pour construire une infrastructure permanente.

Carlos García-Galán, chef de la base lunaire de la NASA, prend conscience. Le plan couvre à terme des centaines de kilomètres carrés. Il admet que la prochaine phase est la partie la plus difficile.

Livrer à temps. Maintenir les missions réussies, consécutivement, sans échec. C’est censé être facile sur le papier. La Lune ne se soucie pas des délais.