Le mois de juillet est généralement réservé aux feux d’artifice et aux capsules temporelles douteuses. Mais à New York ? C’est aussi la saison du Grand Pâturage des Chèvres. Pour la deuxième année consécutive, le seul concours professionnel de restauration pour caprins au monde s’est déroulé à West Harlem.

Les enjeux étaient élevés. Le concurrent : Mallomar.

Le champion en titre 2025 a dû prouver qu’il n’était pas un hasard. Il a affronté Roméo et Big Buddy dans un sprint de trois minutes pour voir qui pourrait consommer les mauvaises herbes les plus envahissantes. Selon le Riverside Park Conservancy, qui a organisé l’événement, Mallomar n’a pas seulement participé. Il a défendu son titre.

Il a éliminé 1,5 paquet de flore problématique. Rapide.

Organisé par George Shea, l’homme également responsable du concours de dégustation de hot-dogs Nathan’s, l’événement a attiré les foules à Riverside Park. Mais clarifions immédiatement une chose. Aucune chèvre n’est mangée. Ce sont les chèvres qui mangent. Cette distinction est importante si vous prévoyez d’apporter votre déjeuner au parc.

Pourquoi les chèvres urbaines sont meilleures que les produits chimiques

Vous vous demandez peut-être : pourquoi les chèvres font-elles cela au lieu des tracteurs ou des herbicides ?

C’est une question d’efficacité. Et la santé des sols.

Le Riverside Park Conservancy utilise ces animaux pour gérer la verdure envahissante dans les zones difficiles à atteindre pour les machines standard. C’est une compensation ciblée. Les chèvres grignotent tout jusqu’aux racines. Ils retardent le cycle de croissance de la plante, la forçant à redémarrer pour ensuite être mangée à nouveau. Après quelques saisons, l’espèce envahissante s’affaiblit. Dans certains cas, cela disparaît.

Les avantages s’accumulent rapidement.

  • Pas de ruissellement de produits chimiques : Les chèvres ne pulvérisent pas de toxines dans les eaux souterraines.
  • Fécondation naturelle : Leur fumier enrichit le sol au fur et à mesure de leur travail.
  • Service continu : Les chèvres mangent presque tout le temps. Vous ne pouvez pas les chronométrer.

“Tout au long de la saison, les animaux consomment continuellement les mauvaises herbes jusqu’en bas… ce qui les fait recommencer”, a noté le Conservancy sur son site.

Le côté humain du G.O.A.T.

Mallomar n’est pas la chèvre la plus bruyante du troupeau. Il est calme. Ferme.

Selon le Conservancy, son comportement procure un sentiment de sécurité aux humains et aux autres animaux qui l’entourent. Il les soutient.

Cette fiabilité a valu à l’équipage caprin une place officielle sur la liste de maintenance de la ville.

“Chez NYC Parks, nous cherchons toujours à prendre soin des espaces verts. Ces chèvres ont mérité leur place.” — Tricia Shimamura, Parcs de New York

Sheimamura, qui s’est entretenu avec Popular Science, a souligné que, que les animaux participent au Graze-Off ou travaillent sur les pentes de Harlem, ils rendent les parcs plus sains. Ils donnent aux New-Yorkais une raison de sourire, ce qui est monnaie courante dans cette ville.

Le verdict sur Mallomar

Mallomar a remporté le titre 2026.

Il a battu Roméo. Il a battu Big Buddy. Il a mangé 1,5 sachet en moins de trois minutes.

Sa performance met en évidence un changement dans la gestion urbaine. Nous nous éloignons de la force brute et nous dirigeons vers des solutions biologiques. Les chèvres sont des désherbeuses peu coûteuses et très efficaces. Ils ne nécessitent pas de gaz. Ils ne polluent pas. Ils mangent juste.

La prochaine fois que vous assisterez à une invasion de renouée du Japon ou de kudzu dans votre parc local, envisagez l’alternative à quatre pattes. Les abeilles – euh, les ruches – bourdonnent, mais les chèvres font le travail.

Et Mallomar ? Il est toujours en train de paître.